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La règle des 3 P : ce que j’ai découvert et comment elle a changé ma façon d’accompagner (et de vivre)

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Je suis toujours à la recherche de repères simples et puissants pour mieux comprendre les relations humaines, que ce soit dans la vie perso, au travail ou dans un cadre d’accompagnement. Et un jour, en formation, j’ai entendu parler de la règle des 3 P. Trois mots, trois piliers : Permission, Protection, Puissance. Ça m’a tout de suite intrigué. J’ai creusé, testé, observé… et je dois dire que ce cadre a changé ma manière d’être, d’écouter et même d’agir. Alors aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler, à ma façon.

La règle des 3 P (Permission, Protection, Puissance) est un cadre issu de l’analyse transactionnelle, utilisé en coaching, en thérapie et dans les relations humaines.
La protection crée un cadre sécurisant, essentiel pour oser s’exprimer et avancer sereinement, que ce soit dans une relation ou un accompagnement.
La permission consiste à s’autoriser à ressentir, à dire non, à être vulnérable : elle libère des croyances limitantes et favorise l’authenticité.
La puissance, ce n’est pas dominer, mais agir avec confiance et alignement : elle émerge naturellement quand on se sent autorisé et en sécurité.
J’utilise cette règle comme une boussole relationnelle : elle m’aide à poser un cadre sain, à mieux écouter, et à créer des échanges plus vrais et plus fluides.

🔍 Permission, protection, puissance : un trio fondamental

Ce qu’on appelle la « règle des 3 P » vient des fondements de l’analyse transactionnelle, une approche des relations humaines développée par Éric Berne dans les années 60. Elle a ensuite été enrichie par des figures comme Claude Steiner ou Muriel James, notamment dans les contextes de coaching, de thérapie ou de développement personnel.

Le principe est simple, mais d’une profondeur incroyable : on se développe sainement quand on reçoit (ou s’offre) les trois P. Et surtout, ces trois éléments sont liés : s’il en manque un, l’équilibre est rompu.

La permission, c’est l’autorisation intérieure de ressentir, d’exister, d’être différent.
La protection, c’est le cadre qui sécurise, les limites claires, la possibilité de dire stop.
La puissance, c’est ce qu’on peut exprimer une fois qu’on est autorisé et protégé : la capacité d’agir, de faire des choix, d’être aligné.

Ce que j’ai compris en commençant par la protection

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La première chose qui m’a frappé, c’est à quel point la protection est essentielle. Et pas seulement celle qu’on reçoit des autres : celle qu’on apprend à s’offrir soi-même. Dans une relation d’aide, c’est ce qui permet de poser un cadre bienveillant, de rassurer, d’éviter que l’autre ne se sente en insécurité.

Concrètement, ça passe par :

Des limites claires : je dis ce que je peux faire, ce que je ne peux pas.
Un cadre stable : horaires, confidentialité, respect du rythme de l’autre.

Et dans la vie quotidienne, j’ai compris que protéger, ce n’est pas contrôler, mais plutôt sécuriser pour permettre l’ouverture.

Puis vient la permission : cette clé que j’avais oubliée

Je crois que comme beaucoup, j’ai grandi avec des croyances du type “il faut être fort”, “on ne pleure pas”, “tu n’as pas le droit de dire ça”. Alors la notion de permission a résonné très fort. Donner la permission à quelqu’un (ou à soi-même), c’est presque révolutionnaire.

Ça peut être :

« Tu as le droit de ressentir ça »
« Tu peux ne pas savoir »
« Tu es libre de dire non »

Et c’est fou ce que ça ouvre, quand on se sent autorisé à être soi, sans peur du jugement. Dans mes échanges, je vois à quel point c’est libérateur, souvent même plus qu’un conseil ou un outil.

⚡ Et la puissance, ce n’est pas ce que je croyais

Je l’avoue, au début, le mot « puissance » me mettait un peu mal à l’aise. Je l’associais à quelque chose d’écrasant ou de dominant. Mais en réalité, la puissance dont il est question ici est profondément intérieure. C’est la capacité à agir avec confiance, à exprimer ce qu’on porte, sans écraser les autres et sans s’écraser soi-même.

Et c’est seulement quand on est autorisé (permission) et sécurisé (protection) qu’on peut vraiment laisser émerger cette puissance-là.

Comment j’utilise la règle des 3 P dans mon quotidien

Depuis que je connais ce modèle, il me sert comme une boussole. Dans mes relations, je me demande : Est-ce que je me sens en sécurité ? Est-ce que je m’autorise à dire les choses ? Est-ce que je me sens libre d’agir comme je le veux ?

Et dans mes échanges, j’essaie de poser les 3 P sans les nommer forcément. Juste en écoutant, en cadrant, en laissant l’autre s’exprimer, en l’encourageant. Même dans un cadre professionnel, ça change tout. On communique mieux, on coopère avec plus d’authenticité, et on évite les rapports de force.

Ce que je retiens et pourquoi je continue à l’appliquer

Cette règle m’a appris une chose essentielle : on ne se transforme pas par injonction ou pression. On change quand on se sent écouté, protégé, libre. Et quand ces trois conditions sont réunies, il y a quelque chose qui s’ouvre naturellement. Pas besoin de forcer.

C’est un cadre que je trouve à la fois profond et simple, accessible à tous. Il ne prétend pas tout régler, mais il crée les conditions du changement, en douceur, en humanité, et en confiance.

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